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Auteur :

Mickaël Koudero.

Résumé :

Le froid de novembre.

La neige et l'horreur.

En France, à Lyon, un homme est assassiné dans une église. Son dos a été tailladé, sa langue, coupée. A sept cents kilomètres de distance, sa fiancée est retrouvée pendue à un arbre. Un meurtre maquillée en suicide.

Très vite, le sang se répand jusqu'en Belgique. Dans un asile abandonné, on découvre le cadavre d'une femme entièrement nue, le visage arraché. Une folie sans nom.

Les meurtres s'enchaînent, et tous portent la signature d'un tueur en série libéré un an plus tôt, le Borgne. L'homme aurait-il repris du service ? Difficile à croire vu son âge avancé et son état de santé.

Non, la réalité est bien plus noire.

Laura, Milan et Adami, des policiers venus de tout horizon, vont rapidement le comprendre. "Nous ne sommes pas face à un tueur en série, mais à une série de tueurs." Et ceux-ci sont réunis en force, décidés à marquer les mémoires de leurs crimes pour entrer dans la postérité.

De quelle façon je me suis procuré ce livre ?

Masse critique privilégiée Babélio.

Remerciements :

Avant de débuter la rédaction de cette critique, je tenais à remercier Babélio, ce qui est normal puisque c'est grâce à ce site que j'ai pu établir ce partenariat. Les éditions de Mortagne qui ont veillé à m'envoyer ce livre lors du délai imparti et la petite affiche du livre annonçant sa sortie officielle. Enfin, un dernier merci à l'auteur puisque sans lui, je n'aurais pu prendre connaissance de cette histoire.

Mon avis après la lecture :

Je viens tout juste de tourner la dernière page de cette histoire et quelque chose me dit que cette chronique risque d’être assez longue. Avant d’arriver à sa fin, je ne vais pas dire que j’avais une petite sensation de perdre mon temps mais c’était limite. Si j’aime les thrillers, c’est à cause de cette pression qui se fait sentir au fur et à mesure que l’on avance dans l’histoire. Dans certains bouquins, cela arrive très vite tandis que d’autres, cela monte crescendo. Là, j’ai du attendre longtemps avant de la ressentir. Lorsqu’elle est venue s’emparer de moi au moment des dernières pages, mon avis global a beaucoup changé et finalement, ma note sera revue à la hausse. Néanmoins, il reste beaucoup trop d’éléments perturbateurs qui ont su me chagriner lors de cette lecture et bien sûr, je ne vais pas me priver pour en parler. D’ailleurs, il est temps pour moi d’aborder…

Les points négatifs :

  • L’aération abusive. Généralement, l’aération ne me perturbe pas du tout lors de mes lectures car elle est utilisée à bon escient. Ici, c’est le massacre. On trouve des aérations à chaque phrase de dialogues, à chaque partie narrative et bien sûr, ces morceaux sont séparés des uns et des autres par quoi ? Je vous le donne en mille ? Une aération supplémentaire. J’ignore si cet espacement a été utilisé pour faire gagner de la taille au bouquin mais sincèrement, il aurait été utile de s’en passer ou du moins, les limiter. A cause de ces aérations, j’ai rencontré d’énormes difficultés à rentrer complètement dans l’histoire. J’avais même l’impression qu’elles formaient un semblant de barrière et cette sensation a été très désagréable du début jusqu’à la fin. C’est vraiment dommage.

  • L’inspiration américaine. Par moment, j’avais plus l’impression d’être à New-York plutôt qu’à Bruxelles. Certains événements ont été très faciles à deviner et cela m’a un peu gâché ma lecture. Peut-être parce que je suis également fan de séries policières américaines. Lorsque tu connais ou que tu sais repérer les mécaniques de ces histoires, il est beaucoup plus aisé de les repérer dans des supports inspirants.

  • La petite romance entre deux des personnages principaux. Bon, généralement, je déteste les histoires d’amours dans les bouquins mais là, elle est très peu évoquée. Lorsque l’occasion se présente, c’est limite si c’est envoyé à la va-vite afin de faire gagner d’autres pages au bouquin.

Les points positifs :

  • On revient à la petite romance entre les deux personnages. Elle survient en fond à certains chapitres mais elle se présente tellement rarement que finalement, elle a fini par me poser aucun problème.

  • La taille des chapitres. Des très courts, des très longs, idéal pour tenter de retenir les informations importantes mais bon, avec cette aération, c’était un peu plus compliqué.

  • La multitude de personnages. Généralement, lorsque ces derniers sont nombreux, cela se fait au détriment de leurs descriptions et au final, on tombe avec une histoire aux personnages à peine esquissé sur plusieurs niveaux : les descriptions physiques, leurs profondeurs, leurs histoires personnelles, etc. Là, dans ce livre, ils sont presque tous parfaitement bossé et ça, ben ça fait du bien. Je tiens à féliciter l’auteur pour cet excellent travail et j’espère que ses prochains romans présenteront la même rigueur.

  • Les rebondissements de la fin. J’aimerais les aborder mais je risque d’en dévoiler un peu trop. Néanmoins, la seule chose que je pourrais dire concerne la personne qui seconde celle responsable de l’ensemble de ces meurtres. Je ne m’y attendais pas du tout et forcément, l’effet de surprise était là. Bravo !

  • Les titres musicaux imprimés au tout début du livre. Cela m’a permis de me plonger dans l’ambiance dans laquelle a baigné l’auteur et sincèrement, le monsieur a du goût.

En conclusion, malgré tous les défauts que j'ai pu trouver à ce livre, les points positifs permettent de faire un léger équilibrage. J'étais parti pour considérer l'ensemble comme étant très moyen mais grâce à la fin et ses rebondissements, la note est revue à la hausse.

Note attribuée :

15 / 20.