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Auteur :

Sarah Marty.

Résumé :

C'est l'histoire vraie d'un homme qui a marché des nuits et des jours, sans relâche. L'histoire d'un homme venu un jour reconstruire le mur d'enceinte de ma maison soufflé par la tempête. Quelque chose de solide émanait de lui, une force implacable.

Pourtant, face à ce mur écroulé qui offrait comme horizon le jardin aux arbres séculaires des voisins, l'homme s'est mis à trembler. Après un long silence, il m'a avoué avoir peur des forêts. Cette confidence m'a étonnée, le contraste entre cet homme costaud et cette peur enfantine était saisissant. Qui était-il vraiment ?

Peu à peu, l'homme s'est confié, et une fois sa vie exhumée je lui ai fait une promesse, écrire son histoire. Celle de ces Kurdes qui, un matin de novembre, ont fui ensemble la Turquie. Ce livre est double, il raconte l'histoire de ce groupe de personnes qui m'a tant bouleversée mais il nous raconte aussi. En chacune de ces personnes se cache une part de nous-mêmes. Chacun porte en soi le ciel et l'enfer...

De quelle façon je me suis procuré ce livre :

Emprunt à la bibliothèque municipale.

Mon avis après la lecture :

J’aime beaucoup m’aventurer sur ce type de livres. Ma curiosité, à ce moment, pourrait passer pour du voyeurisme et parfois, j’ai un peu de mal avec cette soif d’apprendre, de savoir. Ensuite, je me rassure grâce à une autre estimation me concernant. En ouvrant ce livre, en prenant connaissance des nombreuses aventures qui ont rythmé la traversée de ces hommes et de ces femmes, c’est là où je me dis que ce livre a toute son utilité. Ainsi, j’ai pu en apprendre beaucoup sur le chaos qui règne actuellement sur la Turquie et je me rends compte que ses habitants, lorsqu’ils tentent de venir rejoindre l’Europe, vivent la même chose que s’ils venaient de Syrie ou d’Afrique. Là encore, des gens se mettent en travers de leur route pour se jouer de leur misère et de leur désarroi. Leur faisant croire qu’ils sont là pour les aider à atteindre ce paradis utopique, ces êtres veillent surtout et rapidement à les dépouiller. C’est un fait qui me donne envie de gerber et je me demande si des autorités veillent à faire le nécessaire pour d’éventuelles condamnations. En tout cas, même si je reste sur ma faim concernant la conclusion de ce livre, je ne vais pas hésiter à faire mes listes.

Points négatifs :

  • Comme je le disais, la fin. Lorsque les survivants du groupe arrivent en Italie, nous ne savons de quelle manière ils arrivent jusqu’à Paris et encore moins à Berlin. D’ailleurs, la rencontre avec une équipe de policiers m’a fait doucement sourire. Pourquoi ? Parce que j’ai un peu de mal à croire que ces derniers se soient montrés aussi bienveillants envers eux. Certes, il existe que certains sont vraiment des anges gardiens mais concernant des hommes et des femmes qui veillent à la tranquillité des frontières, très peu pour moi. Bref, j’estime que le traversée vers les deux capitales européennes citées plus haut aurait pu se montrer très intéressante mais l’auteure a veillé à conclure son livre sur ces moments.

  • Je suis tombé sur une petite longueur.

  • Contrairement à l’éditrice, je n’ai versé aucune larme à la lecture de cette aventure. Est-ce parce que je suis un habitué des lectures violentes ? Ou peut-être qu’il m’en faut davantage pour me bouleverser ? Je ne saurais quoi répondre à l’heure actuelle mais il est vrai que je voulais beaucoup plus.

Points positifs :

  • La taille aléatoire des chapitres.

  • Les nombreux personnages qui ont constitué le groupe. Forcément, avec autant de protagonistes, je me doutais bien que j’allais prendre connaissance d’une certaine quantité d’histoires personnelles mais pour la grande majorité d’entre eux, j’étais à fond derrière eux, croisant les doigts pour que tout se passe bien. Ce que je regrette mais c’est généralement le lot de certaines guerres, c’est que des enfants se retrouvent être les victimes de la bêtise des hommes, surtout des adultes et dans ce livre, hélas…

Point négatif lié à la maison d’édition « Denoël » :

  • Trop de coquilles, surtout dans les premières pages du livre. Par la suite, elles disparaissent totalement avant d’apparaître une dernière fois vers la fin. Je trouve cela dommage car parfois, ce sont des mots qui manquent et qui perturbent la lecture.

En conclusion, c'est un livre qui mérite toute notre attention pour la multitude d'histoires qui se trouve à l'intérieur. De plus, pour conclure correctement ma chronique, je tiens à remercier l'auteure de nous avoir laissé une trace de cette traversée mais aussi à Yoldas d'avoir su puiser le courage nécessaire pour livrer ces histoires.

Note attribuée à cette lecture :

17 / 20.