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Auteur :

Arnaldur Indridason.

Traducteur :

Eric Boury.

Résumé :

Daniel, quadragénaire interné dans un hôpital psychiatrique de Reykjavík, se jette par la fenêtre sous les yeux de son frère Palmi. Au même moment, un vieil enseignant, qui a eu Daniel comme élève dans les années 60, meurt dans l’incendie de sa maison. L’enquête est menée parallèlement par le frère de Daniel, libraire d’occasion, un tendre rongé par la culpabilité, et par une équipe de policiers parmi lesquels apparaît un certain Erlendur, aux côtés du premier de la classe Sigurdur Oli et d’Elinborg. Peu à peu, ils découvrent une triste histoire d’essais pharmaceutiques et génétiques menés sur une classe de cancres des bas quartiers, des gamins avec qui on peut tout se permettre.

De quelle façon je me suis procuré ce livre :

Emprunt à la bibliothèque municipale.

Mon avis après la lecture :

Jusqu’à présent, j’étais super content à l’idée d’être dans une excellente veine littéraire. J’enchaînais les lectures et à chaque fois, ces dernières s’en sortaient avec une bonne note, suivies de très près par des chroniques qui leur faisaient honneur. Au plus profond de moi, j’espérais que cette chance se prolonge mais malheureusement, toute bonne chose à une fin. C’est dommage car si je devais me montrer honnête, l’histoire de ce livre est très bonne et plutôt bien exploitée. D’ailleurs, c’est un récit qui est toujours d’actualité car son sujet principal reste encore dans le coeur de certaines conversations, surtout dans la sphère scientifique. En tout cas, si j’avais pu poursuivre mon chemin au lieu de me jeter sur ce livre, il est clair que je n’aurais pas perdu mon temps. Enfin, c’est un bouquin qu’on pourrait mettre à disposition au sein d’une maison de retraite. Vu le peu de rythme et d’action présents dans ce livre, ce n’est pas papy qui nous aurait fait une crise cardiaque à leur lecture.

Maintenant, passons à mes fameuses listes.

Points négatifs :

  • Comme précisé quelques lignes plus haut, cette histoire manque cruellement d’action, de rythme et forcément, je me suis un peu ennuyé à sa lecture. C’est d’ailleurs ce qui va expliquer la note que je compte attribuer à ce livre.

  • Bien sûr, si je me suis autant ennuyé, c’est parce que je me suis risqué sur un certain nombre de longueurs, défauts qui font leur apparition dès le début de cette histoire et auraient tendance à se prolonger jusqu’au coeur. C’est vraiment dommage.

  • Je déteste ce besoin qu’on les auteurs de répéter trente-six fois la même chose sur plusieurs chapitres d’affilés. Là encore, cela joue beaucoup sur ce sentiment d’ennui ressenti dès les premières pages.

  • Enfin, je me suis surpris à appeler ce livre « l’assommoir ». Je ne souhaitais qu’une seule chose, le terminer pour me jeter sur une histoire beaucoup plus passionnante.

  • La fin. Au moment où on s’attend que les coupables seront arrêtés, ben il ne se passe rien. Nous avons juste droit à un petit chapitre de conclusion et encore, le dénouement présenté dans celui-ci nous laisse sur notre faim.

Points positifs :

  • La taille aléatoire des chapitres.

  • Le sujet principal de cette histoire. Au tout début, nous sommes amenés dans une direction et on pense que cela va s’arrêter là. Néanmoins, grâce au résumé présent sur la quatrième de couverture, on sait qu’un autre sujet sera abordé, beaucoup plus grave. Et effectivement, c’est le cas. Là encore, on pourrait croire que cela n’ira pas plus loin mais là encore, surprise, le sujet est bien plus creusé qu’on pourrait le croire.

  • Le climat. On se doute bien qu’en Islande, ce n’est pas un soleil accablant qui règne en maître suprême. Par contre, du brouillard, du froid, de la glace, de la neige, bref, tout ce que j’aime font que j’attribue un point supplémentaire.

  • Enfin, et ce point mérite d’être souligné, pas une seule romance. Cela fait plaisir de voir qu’il existe beaucoup plus de livres qui font l’impasse sur ce choix. Un très grand merci à l’auteur.

En conclusion, je vais attendre un peu avant de me trouver le tome II pour continuer l’exploration des histoires de cette saga. Toutefois, si la suite se fait aussi molle, je ne pense pas que j’irai plus loin.