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Auteur :

Carlos Ruiz Zafon.

Traducteur :

François Maspero.

Résumé :

Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, "ville des prodiges" marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasions, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération ; il doit y "adopter" un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre un livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets "enterrés dans l'âme de la ville" : L'ombre du vent.

De quelle façon je me suis procuré ce livre :

Emprunt à la bibliothèque municipale.

Mon avis après la lecture :

Contrairement à mes dernières lectures dont je regrettais d’avoir tourné l’ultime page, mon ressenti final n’est pas le même à la fin de ce bouquin. Au contraire, je suis bien content de l’avoir terminé et je ne pense pas que j’aurais apprécié une centaine de pages supplémentaires. Bon, comme vous l’avez sans doute compris, ce n’est pas une lecture à qui je vais attribuer une très belle note. Pourtant, beaucoup de personnes m’avait prévenu que les nombreux rebondissements de la fin m’aidera à motiver mon intérêt et j’y ai cru… Mais non. J’ai une petite sensation d’avoir perdu mon temps avec ce livre. Pourtant, j’ai su apprécier plusieurs détails mais j’ai bien peur que cet ensemble ne soit suffisant.

Les points négatifs :

  • Tout d’abord, je reconnais volontiers que j’ai rencontré beaucoup de difficultés à entrer pleinement dans l’histoire. En fait, il m’a fallu dépasser les cinquante premières pages pour y arriver… et encore !

  • Les longueurs. Elles sont nombreuses et lorsque le sujet principal n’est guère intéressant, c’est d’un ennui…

  • Le personnage principal : Daniel. Arrivé à un certain âge, le jeune monsieur aurait tendance à vouloir tremper sa nouille ou embrasser la première venue. Ses histoires de coeur m’ont profondément ennuyées et j’espérais vraiment qu’il se prenne une raclée. Cette dernière est survenue tardivement mais j’ai su l’apprécier. Je pense qu’elle aurait pu se manifester bien avant car mine de rien, ce gamin me sortait des yeux.

  • Les nombreuses scènes de galipettes. A chaque fois que je prenais connaissance de l’une d’entre elles, j’avais déjà hâte d’arriver à sa fin pour essayer de retourner à l’essentiel de l’histoire.

Les points positifs :

  • Au tout début de cette histoire, j’avais l’impression d’aborder une lecture jeunesse car je sentais comme une petite pointe de magie qui flottait dans les pages. Bien sûr, cela n’a pas duré très longtemps. Dommage.

  • Un personnage a su bénéficier de mon adoration : Fermin. Voilà un individu haut en couleur comme je les aime, possédant un vocabulaire très fleuri et ayant des attitudes assez déconcertantes. Par moment, je le voyais comme un second père pour Daniel ou du moins, une seconde facette de l’image d’un père. Le véritable papa de Daniel est un homme plutôt effacé tandis que Fermin se plaît à faire une partie de ce devoir de père : discuter sexualité avec le gamin. Ainsi, il pouvait savoir où Daniel en était dans ses histoires, quitte à le mettre en garde pour ne pas le voir s’écrouler. Bon, il y a d’autres méthodes pour aborder ce type de sujet qui reste bien particulier mais au moins, cet homme a veillé à le faire. Quitte à passer pour un goujat de temps en temps…

  • La branlée que s’est prise Fumero. Un personnage que j’ai pris très vite en grippe et sincèrement, sa fin m’a offert une bonne dose de délectation.

  • La fin. Elle reste tout de même sympathique.

  • Le travail fourni par l’auteur. Cet homme s’est fait un plaisir de nous offrir un enrichissement de vocabulaire qui est loin d’être désagréable. Carlos aime la littérature et aime à nous faire partager cet amour. Un très grand merci pour ce magnifique boulot.

  • Et enfin, le travail du traducteur. Cela n’a pas dû être très facile pour lui de traduire autant de pages et surtout, autant de mots si riches et pourtant, le travail est là. Pas une seule erreur de traduction, pas la moindre faute d’orthographe, ni de coquilles… Merci aux éditions Grasset de fournir un si beau travail de qualité, ce qui n’est pas le cas de certaines grosses maisons d’éditions…

Pour conclure, je suis embêté. D'habitude, j'aurais tendance à conseiller mes lectures à certains types de lecteurs mais là, je ne vois pas du tout à qui ce livre pourrait s'adresser. Si vous êtes curieux, allez-y et j'espère que vous y trouverez beaucoup plus de plaisir à le lire que moi.

Note attribuée :

14 / 20.